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"Amour de l'art en donnant toute sa place à la création : voilà ce que je dirai pour résumer le festival Ciné sans filet d'Alet-les-Bains, dont c'est la 9 e édition cette année. Chacun vient, ici, pour exprimer son expérience, quelle soit politique, personnelle, sociale..." . En regardant la liste des courts-métrages projetés ce week-end pendant le festival, la définition proposée par Sophi (chargée de communication de Ciné sans filet) se vérifie pleinement.
"Pendant toute l'année", ajoute-t-elle, "toute l'équipe organisatrice : David, Jim, Deny et tous les autres parcourent les différents festivals qui se tiennent un peu partout en France, notamment celui du court-métrage, à Clermont- Ferrand, afin de choisir des films. Ensuite ils les sélectionnent pour Ciné sans filet". Beaucoup sont expérimentaux. Leurs scénarios proposent un fil conducteur mais sans la mise en scène traditionnelle.
Valeur humaniste. Les thèmes vont du "plus doux, visible par les enfants, au plus trash, réservé aux adultes" (Sophi), l'irrévérence étant la marque de fabrique de toutes les projections dotée d'un additif assez rare de nos jours : l'humour décalé. "Trash ne signifie pas glauque", précise Sophi, "car on reste, et ça on y tient, dans le respect de l'individu : nous gardons les valeurs humanistes. On peut exprimer ce qui choque dans la société mais en gardant le cap des valeurs de la tolérance et de la démocratie". Ce week-end, Ciné sans filet a comptabilisé trois cents entrées payantes auxquelles il faut ajouter les invités, les copains des copains venus faire un tour... prolongé : "Au total, on arrive à mille personnes entre vendredi et dimanche". La dizaine de bénévoles de l'édition 2010 a été renforcée par les techniciens de Radio Ballade, ainsi que par un webmaster (pour installer le site Internet). Le groupe Under Gang, qui a le vent en poupe, avait assuré l'animation musicale. Palmarès du jury. Samedi, le film qui a obtenu le plus beau coup de coeur du public (il sert de jury, les organisateurs ne voulant pas de professionnels) est "Logarama", "La note du Père Noël" venant en seconde position suivi de "Larsen". Vendredi, ce fut, dans l'ordre décroissant, "La dama y la muerte", "Vendetta Vostra" et "Amona Putz". "En 2011, pour le dizième anniversaire du festival, nous verrons le film tourné cette année dans le festival par des étudiants en BTS audio-visuel", annonce Sophi. "Clonk", l'un des films projetés, a été tourné avec Jackie Berroyer. C'était un peu la tête d'affiche de ces trois jours trop courts... métrages ! Là, on retraduit phonétiquement un jeu de mot entendu par hasard : "C'est court mais... trash". Décalé !
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